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Rispéridone

Dernière mise à jour: 1 septembre 2026

Médicament
Bienvenue sur notre fiche informative sur la rispéridone pendant la grossesse et l’allaitement. Ces informations sont basées sur les publications scientifiques disponibles. Elles ne remplacent pas les conseils personnalisés de votre équipe soignante.

L’équipe du HUB GROSSESSE en SANTÉ collabore avec MotherToBaby pour vous partager de l’information sur ce sujet. La version originale est disponible ici (mars 2026).

Serene, notre chatbot, peut aussi répondre à vos questions sur les médicaments durant la grossesse.

Prenez note que cette fiche informative est basée sur celle de MotherToBaby qui est basée sur des données américaines et a été réviser par nos expertes et experts canadiens. Des différences mineures existent entre les deux pays. Vérifier toujours auprès de votre professionnelle ou professionnel de la santé pour des informations adaptées à votre situation.

1. Qu’est-ce que la rispéridone ?

La rispéridone est un médicament utilisé pour traiter certains troubles de santé mentale, comme la schizophrénie, le trouble bipolaire (aussi appelé trouble affectif bipolaire) et la dépression. Elle peut être prise par la bouche ou administrée sous forme d’injection. La rispéridone fait partie d’une famille de médicaments appelés antipsychotiques atypiques ou antipsychotiques de deuxième génération. La rispéridone est vendue sous différents noms dont Risperdal® et Risperdal Consta®.

Parfois, quand une personne apprend qu’elle est enceinte, elle peut penser à changer ou à arrêter complètement ses médicaments. Mais, il est très important de parler avec votre équipe soignante avant de faire des changements à votre traitement. Elle ou il peut discuter avec vous des avantages de traiter votre condition et des risques possibles d’une condition médicale non traitée pendant la grossesse. Plus d’informations sur la dépression peuvent être trouvées dans notre fiche informative ici.

2. Que dit la recherche sur les risques pendant la grossesse ?

Je prends de la rispéridone. Est-ce que ça peut diminuer mes chances d’avoir une grossesse ?

Chez certaines personnes, la rispéridone peut augmenter le taux d’une hormone appelée prolactine. Un taux élevé de prolactine peut empêcher l’ovulation (moment du cycle menstruel où l’ovaire libère un ovule) ce qui peut diminuer les chances de tomber enceinte. Votre professionnelle ou professionnel de la santé peut suivre vos niveaux de prolactine au besoin.

Est-ce que la rispéridone peut augmenter le risque de fausse couche ? 

Les fausses couches sont fréquentes et peuvent arriver dans n’importe quelle grossesse pour plusieurs raisons. Certaines études ont établi un lien entre la prise de rispéridone et une augmentation du risque de fausse couche. Toutefois, les résultats sont contradictoires et ne permettent pas de dire avec certitude que la rispéridone en est la cause. D’autres facteurs, comme le problème de santé traité par la rispéridone, pourraient aussi augmenter le risque de fausse couche.

Est-ce que la prise de rispéridone au premier trimestre peut augmenter le risque de malformations congénitales ?

Les malformations congénitales (malformations présentes à la naissance) peuvent arriver dans n’importe quelle grossesse pour plusieurs raisons. Chaque année, parmi tous les bébés nés, environ 3 sur 100 (3%) naissent avec une malformation, c’est ce qu’on appelle le risque de base. Les scientifiques examinent les études pour comprendre si la prise d’un médicament, comme la rispéridone, peut augmenter le risque de malformations pendant la grossesse.

Les études avec des bébés exposés à la rispéridone pendant la grossesse, montrent des résultats contradictoires. Dans l’ensemble, les analyses de ces études n’ont pas montré que le risque de malformations congénitales était plus élevé que le risque de base. Si la rispéridone augmente le risque de malformations congénitales, cette augmentation est probablement faible.

Est-ce que la rispéridone pendant la grossesse peut augmenter le risque d’autres problèmes liés à la grossesse?

Quelques études ont trouvé un risque plus élevé de problèmes pendant la grossesse, mais toutes les études ne sont pas d’accord. Par exemple, une étude n’a pas trouvé d’augmentation du risque d’accouchement prématuré (naissance avant 37 semaines). Une autre étude a suggéré un risque plus élevé d’avoir un bébé avec un faible poids à la naissance (moins de 5 livres et 8 onces [2 500 grammes]).

La rispéridone pourrait aussi causer une prise de poids et des problèmes avec le taux de sucre dans le sang (glycémie) chez une personne enceinte. Cela pourrait augmenter le risque de diabète de grossesse, aussi appelé diabète gestationnel. Le diabète de grossesse peut augmenter le risque de complications comme un accouchement prématuré ou un bébé plus gros que prévu (appelé macrosomie). Discutez avec votre professionnelle ou professionnel de la santé de votre risque de diabète de grossesse. Au besoin, cette personne pourra surveiller votre taux de sucre dans le sang avant et pendant la grossesse.

Pour plus d’information sur le diabète de grossesse, vous pouvez consulter notre fiche sur le diabète de grossesse ici.

Je dois prendre de la rispéridone pendant toute ma grossesse. Est-ce que mon bébé aura des symptômes de sevrage après la naissance ?

La prise de certains médicaments pendant la grossesse peut causer des symptômes temporaires chez certains bébés peu après sa naissance. On les appelle symptômes de sevrage. Les bébés exposés à la rispéridone peu avant l’accouchement sont souvent surveillés pour vérifier qu’aucun symptôme n’apparaisse. Les symptômes, s’il y en a, peuvent inclure des muscles trop raides ou trop mous, être trop endormi, de l’agitation, des tremblements, des difficultés à respirer ou des difficultés à boire. Dans la plupart des cas, ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes en quelques jours après la naissance et n’ont pas d’impact à long terme. Ce ne sont pas tous les bébés exposés à la rispéridone qui auront ces symptômes.

Il est important d’informer votre professionnelle ou professionnel de la santé si vous prenez de la rispéridone, pour que votre bébé puisse recevoir les soins appropriés si des symptômes apparaissent.

Est-ce que la prise de la rispéridone pendant la grossesse peut avoir un effet sur le comportement ou l’apprentissage de l’enfant plus tard ?

Les études sur le risque de troubles de comportement ou d’apprentissage chez les enfants exposés à la rispéridone pendant la grossesse sont peu nombreuses. Une étude avec des personnes qui ont reçu au moins une ordonnance de rispéridone après la 18e semaine de grossesse n’a pas montré d’augmentation du risque de troubles du développement ou du comportement (autisme, TDAH, difficultés d’apprentissage ou de langage) chez les enfants suivis jusqu’à l’âge de 14 ans. Mais, les études à partir d’ordonnances délivrées ne permettent pas de savoir si le médicament a réellement été pris. Il est donc difficile de déterminer si les résultats observés sont liés au médicament ou à d’autres facteurs.

3. L’allaitement pendant la prise de rispéridone

Il existe peu d’information sur la prise de rispéridone pendant l’allaitement. Lorsque la rispéridone est prise à une dose allant jusqu’à 6 mg par jour, de petites quantités passent dans le lait maternel. Si vous remarquez que votre bébé dort plus qu’à l’habitude, tremble, a de la difficulté à boire, est plus irritable ou présente des mouvements inhabituels, communiquez avec votre professionnelle ou son professionnel de la santé.

Auparavant, les renseignements sur le médicament recommandaient de ne pas allaiter pendant un traitement par la rispéridone. Les renseignements les plus récents recommandent plutôt de comparer les avantages du traitement aux risques possibles. Votre professionnelle ou professionnel de la santé peut vous aider à choisir l’option qui convient le mieux à votre situation. N’hésitez pas à lui poser toutes vos questions sur l’allaitement à votre équipe soignante.

4. Les pères et les donneurs de sperme

Si une personne de sexe masculin prend de la rispéridone, est-ce que cela peut affecter sa fertilité ou augmenter le risque de malformations congénitales ?

La rispéridone peut augmenter, chez certaines personnes de sexe masculin, le taux d’une hormone appelée prolactine. Cela pourrait avoir un effet sur la fertilité (capacité à produire des spermatozoïdes en santé). Aucune étude n’a été faite pour savoir si la prise de la rispéridone par une personne de sexe masculin peut augmenter le risque de malformations. En général, les médicaments pris par les personnes de sexe masculin ont peu de chances d’augmenter les risques pour la grossesse. Pour plus d’informations, consultez la fiche informative de MotherToBaby sur les expositions paternelles (en anglais) ici.  

Points-clés

  • La rispéridone est un antipsychotique utilisé pour traiter la schizophrénie, le trouble bipolaire et la dépression.
  • Chez certaines personnes, la rispéridone peut augmenter le taux de l’hormone prolactine, ce qui peut diminuer les chances d’avoir une grossesse.
  • Selon les études actuelles, la rispéridone ne devrait pas augmenter le risque de fausse couche.
  • Les études ont des résultats contradictoires sur les risques de malformations congénitales ou d’autres complications de grossesse. S’il y a une augmentation du risque de malformations, il est probablement faible.
  • La rispéridone peut aussi favoriser une prise de poids et des problèmes de sucre dans le sang, ce qui pourrait augmenter le risque de diabète de grossesse.
  • Il y a peu d’informations sur la rispéridone pendant l’allaitement. Elle passe en petite quantité dans le lait maternel.
  • Parlez toujours avec une professionnelle ou un professionnel de la santé avant de modifier ou d’arrêter un médicament.

Références

Veuillez cliquer ici pour consulter les références.

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Bien que la consultation des symptômes ou autres informations médicales sur notre plateforme puisse orienter vos échanges avec votre professionnel de la santé, ces informations ne doivent en aucun cas être utilisées pour poser un diagnostic médical ou déterminer un traitement.

Avant d’apporter des modifications à votre régime de compléments alimentaires ou de médicaments, veuillez discuter avec votre équipe médicale ou contacter le 811 (Canada) pour garantir la pertinence de ces changements pour votre situation individuelle.

Crédits
Laurie Beauvilliers
Université de Montréal
Judith Cottin
Sherif Eltonsy
Université du Manitoba
Nathalie Gagnon
Santé Québec - Outaouais
Hilary Rowe
Fraser Health
Enav Zusman
The University of British Columbia
Émy Roberge
Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine

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