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Virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

Dernière mise à jour: 1 juin 2026

Condition médicale
Bienvenue sur notre fiche sur le VIH pendant la grossesse et l'allaitement. Les informations sont basées sur les recherches actuelles et peuvent changer avec de nouvelles découvertes scientifiques. Ce contenu ne remplace pas les conseils personnalisés de votre équipe soignante.

Le Hub Grossesse en Santé collabore avec l’expertise de Réseau pancanadien d’essais cliniques sur le VIH et les ITSS de l’IRSC (CTN+) pour cette fiche informative.

CTN+ joue un rôle central dans la réponse du Canada au VIH et aux autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Grâce à des recherches de grande qualité menées en collaboration avec les communautés, le réseau contribue à développer des solutions fondées sur des données scientifiques pour les personnes et les régions touchées par ces infections.

1. Qu’est-ce que le VIH ?

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un virus qui attaque le système immunitaire. Il cible des globules blancs appelés lymphocytes T CD4 qui aident normalement le corps à combattre les infections. Le VIH utilise ces cellules pour se multiplier, ce qui affaiblit petit à petit le système immunitaire avec le temps.

Si l’infection n’est pas traitée, le VIH peut évoluer vers le Syndrome d’Immunodéficience Acquise (SIDA), une forme plus avancée de l’infection. À ce stade, le système immunitaire est très affaibli et le corps devient plus vulnérable aux infections graves, à certains cancers et à d’autres maladies chroniques. Avec un traitement approprié, la plupart des personnes qui vivent avec le VIH ne développeront pas le SIDA et peuvent vivre longtemps et en bonne santé.

Le VIH est un enjeu de santé important. En 2022, au Canada, environ 65 000 personnes vivaient avec le VIH. Tout le monde peut contracter le VIH, mais certaines personnes et communautés sont plus touchées que d’autres en raison des conditions sociales, de l’accès aux soins et de facteurs biologiques. Par exemple, environ 3 personnes sur 4 qui ont un diagnostic de VIH sont des hommes.

Quels sont les symptômes?

Certaines personnes développent des symptômes entre 2 et 6 semaines après avoir été exposées au VIH. D’autres peuvent ne pas avoir de symptômes pendant plusieurs années.

Tableau 1. Symptômes possibles associés à une infection au VIH

Premiers symptômes Symptômes tardifs (surtout sans traitement)

Fièvre

Fièvre persistante

Ganglions enflés

Ganglions enflés

Fatigue

Perte de poids

Maux d’estomac ou problèmes digestifs

Diarrhée

Éruption sur la peau

Irritation de la peau ou du cuir chevelu

Maux de tête ou mal de gorge

Infections graves comme une pneumonie

Lorsqu’il y a des symptômes, ils peuvent durer de quelques jours à quelques semaines. Même s’ils disparaissent, le virus reste dans le corps d’où l’importance d’un traitement continu pour protéger votre santé et limiter les risques de transmission.

Le VIH se transmet le plus souvent par :

les relations sexuelles anales ou vaginales

le partage de seringues ou d’autre matériel d’injection

la transmission du parent au bébé (appelée transmission verticale)

La transmission se produit lorsque des liquides corporels infectés entrent dans le corps par une muqueuse (par exemple le rectum, le vagin, le pénis ou la bouche), par une coupure ou directement dans le sang. Le VIH peut aussi être transmis d’un parent infecté par le VIH au bébé pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. On appelle cela la transmission verticale.

Le VIH ne survit pas longtemps à l’extérieur du corps. Un traitement efficace réduit beaucoup le risque de transmission, y compris pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.

Qu’est-ce qui est différent dans les soins du VIH pendant la grossesse?

La prise en charge du VIH pendant la grossesse demande un suivi particulier pour réduire les risques pour vous et votre bébé.

  • Suivi : La charge virale est généralement vérifiée toutes les 4 à 8 semaines pour s’assurer que le virus est bien contrôlé.
  • Traitement antirétroviral (TAR) : Recommandé pour toutes les personnes enceintes avec le VIH, ce traitement aide à protéger votre santé et réduit beaucoup le risque de transmettre le VIH au bébé.
  • Soins du bébé : Un traitement préventif commence dans les heures après la naissance. Les bébés sont aussi testés régulièrement pour le VIH jusqu’à environ 18 mois.

Si vous vivez avec le VIH et êtes enceinte ou planifiez une grossesse, travailler avec votre équipe soignante peut aider à protéger votre santé et celle de votre bébé. Avec un traitement efficace, le risque de transmission pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement peut être presque nul.

2. Pourquoi est-il important de prendre en charge le VIH pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, le corps vit plusieurs changements, y compris des changements du système immunitaire. Si le VIH n’est pas traité, il peut affaiblir le système immunitaire et augmenter le risque de complications pour vous et votre bébé. Un traitement commencer tôt, un suivi régulier et des soins adaptés à votre situation peuvent beaucoup améliorer la santé pendant la grossesse.

L’une des principales inquiétudes pendant la grossesse lorsqu’une personne vit avec le VIH est le risque de transmettre le virus au bébé pendant la grossesse, l’accouchement ou après la naissance. Lorsque le traitement antirétroviral (TAR) est pris correctement, le risque de transmettre le VIH au bébé peut passer d’environ 15 à 45 % sans traitement à moins de 1 % avec un traitement pris régulièrement.

Comprendre les risques pendant la grossesse 

La recherche aide à estimer les risques associés à certaines conditions pendant la grossesse. Des complications comme une fausse couche (perte du bébé), les malformations congénitales (problèmes présents à la naissance), les naissances prématurées (avant 37 semaines) et d’autres problèmes peuvent arriver dans n’importe quelle grossesse pour différentes raisons. C’est ce qu’on appelle le risque de base. La recherche aide à comprendre si ces risques augmentent quand une condition, comme le VIH, n’est pas bien pris en charge pendant la grossesse. 

Il est important de se rappeler que :

  • Certains risques sont bien connus, alors que d’autres doivent encore être étudiés.
  • Votre risque personnel dépend de plusieurs facteurs, comme l’accès aux soins, la charge virale, la prise régulière du traitement, l’alimentation et d’autres conditions médicales ou sociales.

Selon les recherches, un VIH non traité peut augmenter le risque :

  • de naissance prématurée
  • d’avoir un bébé avec un faible poids à la naissance
  • de perdre le bébé avant la naissance

Le tableau 1 ci-dessous résume les risques possibles d’un VIH non traité ou mal contrôlé pendant la grossesse comparativement aux risques de base.

Tableau 2. Risques possibles si le VIH n'est pas contrôlé pendant la grossesse

Qui ? Quoi ? Que dit la recherche ?
Personne enceinte

Fertilité

Il n’y a pas assez de recherches pour savoir si le VIH affecte la fertilité tooltip.

Fausse couche

Certaines études montrent un risque plus élevé, surtout les études plus anciennes ou de petite taille, mais d’autres n’ont pas trouvé ceci tooltip.

Plus de recherche sont nécessaires.

Accouchement par césarienne 

Le plan d’accouchement peut changer selon la charge virale pour réduire le risque de transmission au bébé. Lorsque le VIH est non traité ou mal contrôlé, la césarienne est souvent recommandée, car elle diminue plus le risque de transmission qu’un accouchement vaginal tooltip.

Bébé à naitre

Malformations congénitales 

Les études de meilleures qualités disponibles ne montrent pas clairement un risque plus élevé de malformations avec un VIH non traité.

Naissance prématurée 

Les bébés ont un risque plus élevé de naître prématuré (avant 37 semaines) comparativement aux bébés de personnes sans VIH tooltip.

Faible poids de naissance 

Les personnes avec le VIH ont un risque plus élevé d’avoir un bébé avec faible poids à la naissance (moins de 5 livres et 8 onces [2 500 grammes]) tooltip.

Transmission du VIH au bébé (transmission verticale)

Si le VIH n’est pas traité, le risque de transmission au bébé est élevé.

Mortinaissance

Bien que cela reste rare, le risque de décès à la naissance est plus élevé comparativement aux grossesses sans VIH tooltip.

Enfant plus tard

Développement du cerveau

Certaines études ont trouvé de petits retards du langage et des scores un peu plus faibles de mémoire ou de traitement de l’information, surtout chez les garçons. Les facteurs sociaux et économiques jouent aussi un rôle important tooltip.

Plus de recherches sont nécessaires pour savoir s’il y a un effet réel.

Problèmes de santé à long terme

Certaines études montrent un risque plus élevé d’hospitalisation chez les enfants exposés au VIH mais non infectés. Le risque était plus élevé si le bébé était très petit à la naissance ou si le parent avait une charge virale détectable à l’accouchement tooltip.

Famille

Rôle du père ou donneur de sperme

Si le père vit avec le VIH et n’est pas traité, le risque principal est celui de la transmission du VIH à la mère pendant la conception ou la grossesse, puis au bébé.

* Ces résultats montrent des tendances observées dans des études portant sur de nombreuses grossesses. Ils ne permettent pas de prédire ce qui va arriver dans une grossesse en particulier.

3. Que puis-je faire pour gérer mon VIH en plus des médicaments ?

En ce moment, il n’existe aucun traitement prouvé capable d’éliminer le VIH sans médicaments. Le traitement antirétroviral (TAR) reste la façon la plus efficace de contrôler le virus et de diminuer le risque de transmission.

Mais, certaines habitudes peuvent aider votre santé et votre bien-être :

  • Manger une alimentation équilibrée : Une alimentation riche en protéines, en fer et en vitamines essentielles (A, groupe B, C, D et zinc).
  • Pratiquer une activité physique : Une activité modérée peut améliorer l’énergie, l’humeur et la santé du cœur.
  • Garder les vaccins à jour : Votre professionnelle ou professionnel de la santé peut vous conseiller.
  • Aller à vos rendez-vous de suivi : Le suivi permet de vérifier que le traitement fonctionne bien.
  • Demander du soutien au besoin : Le soutien émotionnel, social et pratique peut faire une grande différence.

Même si ces habitudes sont importantes, elles ne remplacent pas le traitement antirétroviral (TAR).

4. Médicaments prescrits pour contrôler le VIH

Les médicaments sont la façon la plus efficace de traiter le VIH pendant la grossesse. Commencer et continuer un traitement antirétroviral aide à protéger votre santé et celle du bébé. Le traitement antirétroviral (TAR) est le traitement standard contre le VIH. Il diminue la quantité de virus dans le corps (appelé charge virale), souvent jusqu’à des niveaux très faibles ou indétectables. Cela aide à garder le système immunitaire fort et peut diminuer le risque de transmission au bébé à moins de 1 % lorsque le traitement est pris régulièrement.

Pour cette raison, le TAR est recommandé pour toutes les personnes enceintes qui vivent avec le VIH, peu importe la charge virale ou le nombre de cellules CD4. Le traitement est adapté à chaque personne afin de mieux convenir à sa routine, diminuer les effets secondaires et faciliter la prise quotidienne des médicaments.

Conseil : Si vous avez beaucoup de nausées ou de vomissements pendant la grossesse, il est important d’en parler à votre professionnelle ou professionnel de la santé. Votre traitement pourrait être moins efficace si vous avez de la difficulté à garder vos médicaments.

Le traitement du VIH pendant la grossesse comprend habituellement une combinaison de médicaments. La plupart des personnes prennent :

  • Deux médicaments d’une même famille (appelée INTI), plus
  • Un troisième médicament d’une autre famille

Les recommandations canadiennes et internationales proposent souvent une combinaison comprenant le dolutégravir avec le ténofovir disoproxil fumarate et soit l’emtricitabine, soit la lamivudine. Cette combinaison a été beaucoup étudiée pendant la grossesse. Elle est efficace, généralement bien tolérée et agit rapidement pour diminuer la charge virale.

D’autres combinaisons peuvent aussi être utilisé. Votre équipe soignante vous aidera à choisir le traitement le mieux adapté à votre situation.

Que disent les recherches scientifiques ?

La recherche sur les traitements contre le VIH continue d’évoluer, surtout avec l’arrivée de nouveaux médicaments. Jusqu’à maintenant, les combinaisons de traitements antirétroviraux sont considérées comme efficaces pendant la grossesse. Ils représentent la meilleure option pour réduire les complications et protéger votre santé et celle du bébé. Certains médicaments sont privilégiés parce qu’ils sont mieux étudiés pendant la grossesse.

Les médicaments du groupe des inhibiteurs de protéase comme Atazanavir/ritonavir (ATV/r) (ex. Reyataz® + Norvir®) ou Lopinavir/ritonavir (LPV/r) (ex. Kaletra®) sont généralement éviter pendant la grossesse, mais sont parfois continué selon la situation.

De plus, de nouvelles options comme Lenacapavir (ex. Sunlenca®) continue d’être développé pour avancer les options de traitements contre le VIH.

Pour plus d’informations sur des médicaments précis, y compris ses bénéfices et ses risques possibles, consultez les fiches informatives associées

Tableau 3. Quelques médicaments disponibles au Canada pour contrôler le VIH

Types de médicaments Noms du médicaments Noms commerciaux Commentaires

Inhibiteurs Nucléosidiques de la Transcriptase Inverse (INTI)

Abacavir

ex. Jamp-Abacavir/Lamivudine®, Teva-Abacavir/Lamivudine®, Apo-Abacavir/Lamivudine®, Triumeq®

Parmi les options privilégiées

Emtricitabine

ex. Truvada®, Emtriva®

Parmi les options privilégiées

Lamivudine

ex. Epivir®, Jamp-Abacavir/Lamivudine®, Triumeq®, Dovato®

Parmi les options privilégiées

Ténofovir disoproxil fumarate (TDF)

ex. Viread®, Stribild®

Parmi les options privilégiées

Zidovudine

ex. Retrovir®

Parmi les options privilégiées

Ténofovir alafénamide

ex. Vemlidy®, Biktarvy®

Données limitées pendant la grossesse

Inhibiteurs de l’intégrase (INI)

Dolutégravir

ex. Tivicay®, Triumeq®, Dovato®

Parmi les options privilégiées

Raltégravir

ex. Isentress®

Parmi les options privilégiées, 2 fois par jour

Elvitégravir

ex. Stribild®

Données limitées pendant la grossesse

Bictégravir

ex. Biktarvy®

Parmi les options privilégiées

Cabotégravir

ex. Apretude®, Cabenuva®

Données limitées pendant la grossesse

Inhibiteur Non Nucléosidique de la Transcriptase Inverse (INNTI)

Névirapine

ex. JAMP-Nevirapine®

Généralement évités comme premier choix, mais parfois poursuivis

Éfavirenz

ex. Atripla®

Généralement évités comme premier choix, mais parfois poursuivis

Rilpivirine

ex. Edurant®, Cabenuva®

Généralement évités comme premier choix, mais parfois poursuivis

Doravirine

ex. Pifeltro®

Données limitées pendant la grossesse

Etravirine

ex. Intelence®

Données limitées pendant la grossesse

* Plusieurs médicaments commerciaux contiennent une combinaison de différents traitements contre le VIH. Vous pouvez voir quelle combinaison est présente dans la liste des ingrédients actifs. ** Tous ces médicaments ne sont pas recommandés pendant la grossesse. Vérifiez toujours avec une professionnelle ou un professionnel de la santé avant d’utiliser un médicament en grossesse.

Comment savoir quel traitement choisir ?

Chaque médicament a des avantages et des risques possibles. C’est pourquoi il est important de discuter avec votre équipe soignante pour choisir le meilleur traitement pour vous et votre bébé.

Votre équipe soignante prendra en compte :

  • votre charge virale et la santé de votre système immunitaire
  • le nombre de semaines de votre grossesse
  • vos autres problèmes de santé (par exemple l’hépatite B)
  • les effets secondaires possibles
  • le traitement qui sera le plus facile à prendre chaque jour

Si vous prenez déjà un traitement contre le VIH et que vous découvrez que vous êtes enceinte, n’arrêtez pas et ne changez pas votre traitement sans parler à votre professionnelle ou professionnel de la santé.

Prendre votre traitement exactement comme prescrit est l’une des meilleures façons de protéger votre santé et celle de votre bébé. Si vous avez des questions sur vos médicaments, les effets secondaires ou votre traitement, parlez-en avec votre équipe soignante. Elle pourra vous aider à trouver des solutions adaptées à vos besoins.

5. Est-ce que le VIH ou son traitement peut affecter l’allaitement ou la production de lait ?

Les décisions autour de l’alimentation du bébé peuvent être très personnelles et chargées d’émotions. Si vous vivez avec le VIH, il est important de discuter de l’alimentation du bébé avec votre professionnelle ou professionnel de la santé.

Si le VIH n’est pas traité, il peut être transmis au bébé par le lait. Toutefois, si allaiter ou tirer votre lait est important pour vous, rester sous traitement antirétroviral (TAR) peut aider à réduire le risque de transmission du VIH au bébé (moins de 1 %), mais ce risque n’est pas nul. Certains médicaments sont compatibles avec l’allaitement.

Les décisions doivent être prises avec des conseils personnalisés basés sur les données scientifiques, en considérant votre situation, vos préférences et l’accès à d’autres options d’alimentation.

Si l’allaitement est choisi :

  • un traitement préventif pour le bébé commence peu après la naissance
  • un suivi étroit avec votre équipe soignante est important pour diminuer les risques

Si vous avez des questions ou des inquiétudes, votre équipe soignante (sage-femme, infirmière, médecin, pharmacienne ou consultante en lactation) peut vous aider à choisir la meilleure option pour vous, que ce soit nourrir votre bébé avec du lait humain ou avec une préparation pour nourrissons. Des ressources et du soutien pour l’alimentation du bébé sont aussi disponibles dans votre province ou territoire. Ensemble, ces personnes peuvent vous aider à explorer vos options sans jugement et à vous soutenir dans l’alimentation de votre bébé.

Points-clés

  • Le VIH est un virus qui attaque le système immunitaire, surtout les cellules CD4. S’il n’est pas traité, il peut affaiblir gravement le système immunitaire et devenir le SIDA.
  • Le VIH non traité, augmente les risques de transmission au bébé pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Il augmente aussi les chance d’avoir un accouchement par césarienne, une naissance prématurée, un bébé de faible poids à la naissance ou une mortinaissance.
  • Le traitement antirétroviral (TAR), soit une combinaison de médicaments, est fortement recommandé pendant la grossesse. Il réduit le risque de transmission à moins de 1 %.
  • L’allaitement peut être possible dans certaines situations, mais il demande des conseils personnalisés, car le risque de transmission au bébé est faible, mais pas nul.
  • Si vous êtes enceinte ou prévoyez une grossesse et vivez avec le VIH, il est important de travailler avec votre équipe soignante pour protéger votre santé et celle de votre bébé.
  • Parlez toujours à votre professionnelle ou professionnel de la santé avant de commencer, d’arrêter ou de changer un traitement. 

La recherche est utile... mais elle n'est pas parfaite

Pour prendre des décisions éclairées sur votre santé, il faut aussi comprendre ce que la recherche peut nous dire et ce qu’elle ne peut pas encore nous dire.

Voici certaines limites des études sur le VIH pendant la grossesse : 

  • Peu d’études chez les personnes enceintes : La plupart des études ont été réalisées chez des personnes qui n’étaient pas enceintes ou dans des études d’observation pendant la grossesse, c’est-à-dire que les scientifiques regarde ce qui se passe chez les personnes sans changer leur traitement ou leur mode de vie. Ces études permettent de repérer des liens ou des tendances, mais elles ne peuvent pas prouver avec certitude qu’un facteur cause un effet.
  • Plusieurs facteurs peuvent influencer les résultats : Les conditions sociales, l’accès aux soins, la stigmatisation et d’autres problèmes de santé peuvent affecter les résultats observés.
  • Peu de suivi à long terme : Plus de recherches sont nécessaires pour comprendre les effets à long terme chez les enfants exposés au VIH mais non infectés.
  • Les complications rares sont difficiles à étudier : Les petits groupes dans certaines études rendent plus difficile l’évaluation précise des complications rares.

Ces limites peuvent influencer la précision des recherches actuelles. C’est pourquoi il est important de discuter avec votre équipe soignante pour avoir des conseils adaptés à votre situation.

Références

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Bien que la consultation des symptômes ou autres informations médicales sur notre plateforme puisse orienter vos échanges avec votre professionnel de la santé, ces informations ne doivent en aucun cas être utilisées pour poser un diagnostic médical ou déterminer un traitement. Avant d’apporter des modifications à votre régime de compléments alimentaires ou de médicaments, veuillez discuter avec votre équipe médicale ou contacter le 811 (Canada) pour garantir la pertinence de ces changements pour votre situation individuelle.

Crédits
Ashlene Metley
McMaster University
Catherine Lord
Immerscience Inc.
Evelyne Rey
CHU Sainte-Justine
Sherif Eltonsy
Université du Manitoba
Vanina Tchuente
Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine
Émy Roberge
Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine

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